Pour traiter ces troubles, le kiné a plusieurs thérapies à sa disposition comme :
Les techniques d'évaluation des pathologies font appel à des critères subjectifs, comme l'évaluation d'une douleur ou d'un contexte psychologique, par exemple par le remplissage d'une grille d'évaluation (échelle d'intensité).
Elles utilisent également des critères objectifs : mesure d'une raideur articulaire, à l'aide d'un rapporteur par exemple, estimation d'un déficit musculaire, notamment grâce à des positions types ou à un ergomètre, évaluation d'un trouble fonctionnel, comme un trouble de la marche, à l'aide d'une plate-forme enregistrant les forces développées par le patient...
La kinésithérapie active fait appel à différentes techniques de tonification des muscles, qu'ils soient paralysés ou sidérés (ne répondant plus à la volonté en l'absence de lésion neuromusculaire).
Elle utilise des exercices musculaires aidés (par exemple en piscine ou à l'aide de suspensions) ou, au contraire, avec résistance (charges directes, résistance manuelle) ; elle recourt également à des techniques de contrôle de la posture ou du geste (rééducation sensorimotrice ou proprioceptive) consistant à stimuler les récepteurs situés dans les articulations, les tendons ou les muscles pour améliorer de façon automatique une position (sujet atteint de scoliose, par exemple) ou un mouvement anormal (instabilité de la cheville après une entorse, par exemple).
La kinésithérapie passive comprend des techniques manuelles et instrumentales. Elle vise à mobiliser de façon méthodique et spécifique tissus (massages), articulations (mobilisations passives, tractions, postures articulaires) ou muscles (étirements myotendineux) pour leur restituer élasticité, mobilité et plasticité et lutter contre les raideurs, les rétractions ou les déformations, par exemple au décours d'une hémiplégie.